Un film inattendu rempli de tous les clichés qu’une suite pourrait présenter, mais un film plein de surprise
 En 2003 sortait ‘28 jours plus tard’ une vision intéressante d’un Londres post-apocalyptique où les seuls rescapés devaient se défendre d’un virus très volatil et surtout de ceux infectés par celui-ci. Une idée certes peu originale, mais le film présente une ambiance incroyable tant par ses décors, par ses personnages ou par sa musique donnant lieu à des images superbes imaginées par le réalisateur Danny Boyle.
Cette fois-ci, au bout d’un an d’écriture, le monsieur Boyle s’est choisi un autre rôle, celui de producteur exécutif, mais n’a pas pu s’empêcher de réaliser quelques séquences avec la deuxième équipe. Vous l’aurez donc compris, la volonté pour cette suite est de présenter une vision différente, et pour cause, on se retrouve cette fois 28 semaines après la première infection. L’épidémie a été éradiquée, l’armée américaine a pris le contrôle de Londres ( !!!!) et les premières vagues de réfugiés commencent à revenir dans leur pays.
Bien évidemment, et c’est peut être là le gros problème du film, on va se rendre compte que le virus n’a pas été détruit, mais que les militaires font des recherches dessus (afin de s’en servir comme arme à n’en point douter), et tout va recommencer. On a alors envie de dire que là le cliché est vraiment gros comme un camion, et qu’ils auraient pu éviter ça.
Mais ne nous arrêtons pas à ce constat facile, et jetons un petit coup d’œil à la bande-annonce (attention aux âmes sensibles quand même). Là, première surprise, et de taille, la présence du très british Robert Carlyle, dont on se souvient tous pour le fameux Full Monty. Le talent de cet acteur n’est plus à prouver, et sa présence ici ne peut être qu’un atout, même si il n’était pas présent dans le premier film, mais chercher les points communs serait futile.
Les images que l’on peut voir dans la bande-annonce sont vraiment efficaces et on peut espérer passer un bon moment au cinéma.
On regrettera peut être de ne pas voir des images de la volée de celles de ‘28 jours plus tard’, comme les plus fameuses places londoniennes abandonnées où juste une personne erre sans véritable but, mais il est vrai que le but d’une bande-annonce est de donner envie, et non de tout dévoiler...
L’idée la plus novatrice ici sera sans doute l’armée d’occupation américaine qui dirige le pays. Cette vision assez neuve, est dirigée par Juan Carlos Fresnadillo, réalisateur de ce second volet. On ne peut s’empêcher de faire quelques parallèles avec la situation américaine dans un certain pays du Moyen Orient, surtout quand on regarde les quelques images disponibles.
En jetant un œil un peu plus attentif aux participants, on voit que John Murphy est encore le compositeur, et ça, c’est bien. Là on se dit qu’au final l’ambiance sera au rendez-vous, et malgré les inévitables clichés auxquels on va avoir droit, on ira ne serait-ce que par curiosité voir ’28 semaines plus tard’, et puis honnêtement Robert Carlyle en pleine épidémie, ça peut envoyer.
28 semaines plus tard
Sortie : 19 septembre 2007
Réalisateur : Juan Carlos Fresnadillo
Avec : Robert Carlyle, Rose Byrne, Jeremy Renner...
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