The real face of the America throughout Wooden Wand. This side of the country is defenitly wonderful.
 Originaire de Knoxville dans le Tennessee, Wooden Wand est un groupe qui mélange le folk, l'expérimental et le psychédélique avec succès. Composé de James et Jessica Toth, le groupe a bénéficié de l'aide de Lee Ranaldo (Sonic Youth) pour la production de leur nouvel album le troisième à ce jour sans les Vanishing Voice.
"James & The Quiet" débute avec "The Pushers" où l'on entame une ballade à la traversée de l'Oncle Sam. La voix de James Toth est accrocheuse, le rythme entraînant et les instuments sont avec une grande modestie. Le titre est excellent et le deuxième, "In A Bucket" confirme tout le talent de Wooden Wand.On s'approche toujours un peu plus de ce qu'est réellement la musique américaine et de ce qu'elle vaut réellement. A des années lumière de ce que les magasines nous montrent constamment. Interressant et...rassurant. "Spitting At The Cameras" donne des frissons. La voix de Jessica se met tout à coup à fusionner avec celle de James. Le résultat n'en est que magistral et l'on s'enfonce toujours un peu plus dans une Amérique retrouvée que l'on réapprend à connaître petit à petit.
"Delia" est une ballade légère qui donne la part belle aux choeurs. Et la guitare continue à se faire indispensable aux côtés de James Toth, le ton, le rythme et le genre sont donnés.
"We Must Also Love The Thieves" nous plonge dans un western, au temps de cette fameuse conquête de l'Ouest où la bravoure de l'homme était mise à rude épreuve. Décidemment l'album s'harmonise merveilleuse bien avec l'ambiance qu'avait installé la B.O. de "Pulp Fiction". Très très agréable. "The Invisible Children" marque le retour de Jessica Toth sur le refrain. Ces deux-là étaient fait pour se rencontrer. C'était écrit quelque part. On ferme les yeux pour se laisser bercer. Again and again. "Blood" se fait plus sombre et la touche de piano contraste avec la tournure triste du titre.
"Blessed Damnation" nous embarque au son de sa guitare acoustique. La voix grave de James Toth n'est pas poussée jusqu'à l'extrême. Il ne rugit pas. Il nous chante des ballades où son talent seul s'exprime. Que demander de plus? Le titre "James & The Quiet" qui donne son nom à l'album nous raconte l'histoire de James avec une touche de mélancolie. Les paroles se retiennent avec cette facilité qu'engendre tout amour envers quelque chose, quelqu'un. Cette facilité de voir la vie - notamment - qui provient de cette sensation que soudain tout est parfait, que le bonheur est omniprésent. Enfin l'album se termine avec "Wired To The Sky" qui nous emmène loin, très loin pour une dernière fois. La chanson est anesthésiante mais les yeux se sont fermés depuis un moment déjà. Histoire de prolonger notre bonheur.
Date de sortie: 12 juin 2007.
Label: Ecstatic Peace (label de Thurston Moore-Sonic Youth).
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