La première règle du Fight Club : il est interdit de parler du Fight Club. La seconde règle du Fight Club : il est interdit de parler du Fight Club. La troisième règle du Fight Club : bon on va en parler quand même
 Adaptation extrêmement fidèle du roman de Chuck Palahniuk et réalisation de David Fincher, Fight Club a de nombreux atouts à faire valoir.
Tout d’abord, son réalisateur, qui a déjà fait ses preuves avec les excellents Alien 3 et Seven. Inutile d’en faire des tonnes, le bonhomme connaît bien son métier et sait très bien comment manipuler le spectateur et comment l’amener où il veut pour mieux le tromper ensuite.
Un autre atout de ce club se trouve être le casting.
3 ans après le thriller Seven, Fincher retrouve Brad Pitt dans un rôle très ambigu. Un exercice d’où il se sort avec un grand brio, et on se rend ici compte que l’ami Brad est vraiment plus à l’aise dans ce genre de personnages étranges (à l’instar de son apparition dans Snatch ou l’Armée des 12 singes).
Mais loin de reposer sur l’unique renommée de Monsieur Angelina Jolie, le film trouve toute sa valeur avec le renforts des deux autres acteurs principaux que sont Edward Norton et Helena Bonham Carter. Un trio incroyable, et la seule réflexion que l’on peut se faire c’est de se demander qui aurait pu être à la place de l’un d’eux ?
Charisme, interprétation, et bien sûr forts personnages au rendez-vous.
Et là on se dit que monsieur Norton a vraiment la classe et que madame Burton (Bonham Carter pour ceux qui ne suivent pas) est vraiment habitée, elle est né pour être actrice.
Enfin, le dernier atout (dont nous allons parler), et non des moindres, réside dans le scénario incroyable de ce film.
« Le narrateur, sans identité précise, vit seul, travaille seul, dort seul, mange seul ses plateaux-repas pour une personne comme beaucoup d’autres personnes seules qui connaissent la misère humaine, morale et sexuelle. C’est pourquoi il va devenir membre du Fight club, un lieu clandestin ou il va pouvoir retrouver sa virilité, l’échange et la communication. Ce club est dirigé par Tyler Durden, une sorte d’anarchiste entre gourou et philosophe qui prêche l’amour de son prochain. »
Autant vous le dire, et c’est bien la seule révélation que vous aurez ici, il faut vous attendre à aller de rebondissement en rebondissement. Le film ne vous laissera que peu de répit, le rythme est à l’image de la vie du « narrateur » (Edward Norton) comme le présente le synopsis : un peu lent au début, puis de plus en plus intense jusqu’à un final hallucinant et très bien réussi. Je préfère ne pas en dire plus de peur de vous gâcher le plaisir. Mais allez, je ne peux résister à juste vous donner les règles du Fight Club (en français cette fois).
Règle numéro 2bis: on parle de ce film (et de cet article d’ailleurs) à tout le monde.
Fight Club
Sortie : 10 novembre 1999
Réalisateur : David Fincher
Avec : Brad Pitt, Edward Norton, Helena Bonham Carter…
Disponible en DVD chez 20th Century Fox
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