Une milice bien organisée étant nécessaire à la sécurité d’un Etat libre, le droit qu’a le peuple de détenir et de porter des armes ne sera pas transgressé – 1791
 Le 14 février dernier, alors que certains rivalisaient d’originalité pour épater l’élu(e) de leur cœur (réunions et repas à McDo, c’est très impressionnant), la cinquième fusillade de la semaine dans une université éclatait dans l’Illinois.
La banalité de l’annonce dans les médias n’a d’égal que l’atrocité de la situation dans le pays dit de la liberté, ou plutôt, comme le dit Timsit, le pays de la statu de la Liberté, là où la liberté a son tombeau.
Mais ce qui effraie le plus, c’est que cette série de massacre n’a eu aucun écho dans les différentes campagnes des futurs candidats à l’élection présidentielle américaine.
Personne, tant démocrate que républicain n’a proposé la seule mesure qui serait capable d’endiguer ce phénomène : interdire la possession d’arme à feu.
Vous avez tous lu en début d’article l’amendement le plus sacré de la constitution américaine, le deuxième qui garanti le droit de port d’arme et qui date de 1791. Droit autour duquel s’est construit le plus puissant de tous les lobbies aux USA, la NRA (National Riffle Association), association des possesseurs d’armes. Un lobby tellement puissant qu’aucun des candidats à la présidence ne peut se permettre d’aller à son encontre et de se priver de cet électorat potentiel.
Une situation qui pourrait être risible si les bilans des différents massacres n’étaient pas en jeu : 6 morts et 16 blessés graves rien que pour le 14 février.
Il est inutile d’aller chercher un coupable plus loin, la facilité avec laquelle on peut se procurer une ou même plusieurs armes à feu aux Etats-Unis est directement responsable de la célébrité de villes ou campus comme Colombine ou Virginia Tech pour ne citer que ces deux.
Peut-être n’y a-t-il pas eu encore assez de morts pour prendre des mesures et enfin oser toucher à ce deuxième amendement.
Le cynisme de l’état des choses fait grincer des dents, d’un côté il ne faut absolument pas restreindre la liberté en acceptant le port d’armes à tous les désaxés congénitaux nationaux et d’un autre on construit des centres de détentions comme Guantanamo en violant tout les textes de loi concernant la liberté.
Le second amendement de la constitution américaine mérite donc véritablement une palme en digne bouc émissaire du pays de la loi du plus fort où tout le monde est libre de se faire tuer par ses compatriotes. Les Etats-Unis, le pays où la liberté a son tombeau.
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