Le premier disque d’un trio magique français qui nous plonge dans une aventure musicale d’une qualité rarement atteinte pour une production hexagonale et internationale même
 Les lecteurs assidus des news ne seront pas surpris de voir cet album présent ici. La sortie de cet album concept avait attiré mon attention et éveillé ma curiosité par son univers original.
On pourrait dire que la boucle est maintenant bouclée avec cet article, mais à l’écoute du disque, il est certain que la boucle sera vraiment bouclée quand La Fille d’Octobre se retrouvera dans la rubrique Live Report du site parce qu’une qualité pareille appelle forcément à venir retrouver cette aventure sur scène.
La Fille d’Octobre n’est pas simplement un groupe, c’est un univers. Un univers créé par Malaurie Duffaud (chant), Christophe Houssin (musique), Franck Harscouët (paroles) et nous pouvons également rajouter Franck Glénisson, le photographe. Il me parait logique de le rajouter puisque l’ensemble musique, parole et image forme un tout quasi-indissociable qui nous amène dans un voyage mystérieux, empreint de romantisme et de fantaisie.
Musicalement, on ne peut s’empêcher de penser à des groupes comme Within Temptation ou Nightwish, la comparaison reste toutefois trop facile puisque Hurle Vent ne nous présente pas seulement un énième album de heavy à chant féminin, mais un album à dominante rock (c’est indéniable) aux orchestrations très présentes et d’une qualité imparable à l’image du travail orchestral de l’album Once de Nightwish, dans une dimension très musique de film.
Voilà, le mot est lâché, musique de film. On pourrait même aller bien plus loin en disant que c’est une musique de film qui n’a pas besoin de film tant les paroles sont bien écrites et aussi bien chantées. C’est un peu comme si La Fille d’Octobre était sortie d’un conte de fées et qu’elle venait vous chercher pour vous emmener dans son monde beau et effrayant à la fois.
Tout au long des 17 pistes de l’album alternant chansons et interlude musicale, même si l’on devrait plutôt dire tout au long de l’histoire qui se déroule, c’est une musique très riche et variée en osmose parfaite avec les paroles qui appuie un chant empli d’émotions qui passe d’un registre cristallin et quasi lyrique à un registre plus rock et roque avec une aisance déconcertante. Malaurie Duffaud possède une voix qui peut rappeler à certains moments Emilie Simon (7 Lieues) ou… Malaurie Duffaud parce qu’on a vraiment du mal à trouver qui aurait pu chanter cette histoire à part son interprète original.
On retiendra en particulier la chanson Trop d’Amour Tue, en qualité de single très efficace aux mélodies très accrocheuses, sans pour autant laisser de côté le reste de l’album : Sous les Nénuphars ( qui ouvre l’album d’une très belle manière), Le Crâne Corbeau (plus sombre et tout en nuance), Madame Casanova (où l’on ressent l’influence d’un certain Danny Elfman), L’Orage (délicieusement hypnotique) ou encore Rien ne Dure.
Un album magistral, un premier opus incroyable dont on attend impatiemment de voir sa version live et pourquoi pas son adaptation sur grand écran.
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