La première réalisation de Jean-Paul Rouve retraçant les exploits du cambrioleur de la Société Générale de Nice : Albert Spaggiari
 On suivait déjà l’acteur pour ses performances remarquables et remarquées (Monsieur Batignole, Podium, Nos jours heureux), mais c’est ici doublé du rôle de scénariste et triplé du rôle de réalisateur que Jean-Paul Rouve nous revient le 16 avril avec ce biopic (mot très à la mode pour désigner un film biographique) du plus célèbre cambrioleur, après peut être Arsène Lupin.
« Appréhendé en 1977 pour avoir conçu, organisé et réussi le célèbre casse de Nice, Albert Spaggiari s'évade du bureau du juge d'instruction. Pendant des années, il va rester insaisissable, résistant à toutes les tentatives de la police.
Au cours de sa cavale fabuleuse en Amérique du Sud, il multiplie les rencontres avec des journalistes, fait des photos en forme de pied de nez facétieux au public français.
Vincent, reporter, réussit à l'approcher pendant quelques jours dans une ville d'Amérique du Sud et découvre un être qui n'a rien à voir avec le grand banditisme, une sorte de Cyrano de Bergerac, généreux et fauché, souffrant de ne pas profiter davantage de sa gloire, looser grandiose, vantard plein d'humour et de contradictions mais qui reste traqué par la police française. »
L’acteur/réalisateur s’explique sur sa démarche : « Ca fait un moment que j'avais envie d'écrire sur ce mec, il me faisait rire, il m'étonnait, il m'amusait aussi beaucoup, il se déguisait tout le temps, avec des déguisements de piètre qualité... J'aimais bien la dualité du personnage entre son côté voleur et son côté vedette. Et ce qui l'intéressait, c'était pas tant de voler de l'argent que d'être connu. Je pense qu'aujourd'hui il aurait fait la "Star Academy" ou il serait passé chez Delarue. Et à l'époque, il s'est dit "tiens, un casse c'est pas mal" et ça a réussi. »
Un film plein de promesses, un teaser qui laisse entrevoir une comédie efficace et réfléchie, un casting également plein de promesses avec l’excellent Gilles Lellouche et la belle Alice Taglioni. Espérons que l’essai à la réalisation soit aussi bien transformé que celui de Guillaume Canet avec Ne le dis à Personne (avec un certain Gilles Lellouche), et espérons que cette comédie soit beaucoup plus digeste que le décevant Bienvenu chez les Chtis (mais cela ne devrait pas être trop difficile).
Nous attendons donc le 16 avril sans arme, ni haine, ni violence, mais avec impatience.
Sans arme, ni haine, ni violence
Sortie : 16 avril 2008
Réalisateur : Jean-Paul Rouve
Avec : Jean-Paul Rouve, Alice Taglioni, Gilles Lellouche
|